La guerrière du Sacré



cher amour

La beauté puissante de ton nom et la forme de ton corps reflètent l'ineffable magie du soin divin apporté au souffle de l'âme humaine.

En ces heures sombres à la gloire des âges de la guerre les sages ont trempé leur couperet tout autour de tes adages.

Avais-tu mis tes beaux atours en ce jour de joie et de beauté ? dessinant sur tes courbes nues la forme magique d'un symbole incandescent.

Le buisson ardent crépitait au son des cloches et les petits lapins de printemps jouaient aux anicroches en apostrophant le larron à coup de double croches.

Proche de nous le lointain dans la maison de nos jardins à l'orée du temple animiste de l'âme aux souffles de ganja, majestueusement la compagne de Shiva se promène et se prélasse de façon onctueuse faisant tinter les grelots aux chevilles de sa danse.

De petits serpents s'enroulent et se déroulent arrêtant leur course au-dessus des bassins à flots aiguisés par le respect des assises salutaires.

A l'entrée de la forêt j'appelai le son de la bien aimée et c'est alors que les démons tout doucement chuchotèrent ton nom.

Jalousie le premier hérita du suivant et Colère rugit rauque et puissant en dansant sur les flammes du feu à tête de Lion.

Le sage Maha Viraj en l'an mil chassait du Dragon à tête d'Éléphant et coursait les pumas à main nue tapi dans les fourrés ou un buisson ardent derrière son masque de Tigre en attendant le chaland assis sur un tabouret ou un roc et son zafu de soie.

Merci mon dieu d'être en vie et faites que mort s'ensuive.

Le grand Dragon commença à dérouler ses drapeaux le long des oriflammes de la digne humanité, à l'orée du bois aux senteurs de musc et de rosée.

Que dire de Passion lorsque je m'enfournai entre ses cuisses ? Laisserait-elle planer le voile du doute sur nos ombres telle qu'Ignorance savait le faire au goutte-à-goutte ?

Orgueil se lèverait du trône drapé dans son long manteau d'or pendant que tes boucles à breloques danseraient sur le tambourin et que mon poing sous le menton le mental de toute l'Illusion s'endorme.

Je poursuivrai Maya jusqu'au fond du bois pour lui enlever son jupon et faire disparaître ses draps ; à l'ombre d'un grand pin nous danserons sur son démon.

Peut-être qu'Arthur avait toujours rëvé d'être Merlin ?

Et toi ma fée je serai encore Morgane auprès de toi en te collant le long des bas, accroché à ta santé mentale aux abois du chien qui te garde, coiffée des essences et du pissenlit, nous nous offrirons une belle mâche avant que de tirer sur la roquette.

Tu jouiras de nos orgasmes mais il n'y aura jamais de répétition.

Nous sortirons du bois violets au consentement mutuel avec un beau contrat de mariage vaillant son pesant de cacahuètes mieux que des piécettes d'or à l'huile.

O toi ma guerrière sacrée qui découpe les têtes de l'en Soi divin des oreillettes à la languette en glissant sur nos braguettes aux festins des rois et du bleu coule sur ta langue aux myrtilles des bois.

Lentement dans la confiture nos illusions s'emmêlent et deviennent parfaite harmonie divine. Le miroir se renverse et les reflets s'irisent. L'ondée à la surface ride l'eau de lune charmante en face du soleil où la planète terre a remodelé tes petits pieds aux racines de son sol, et baignant à sa source en plongeant au milieu du Lac la voie du cœur en ouvrant les portes aux quatre chemins du vent a laissé tomber ton portefeuille sur le tapis des bois, accrochés à la branche au tronc des équinoxes.